Mon Valentin à moi !
Pour ceux
qui me connaissent bien, ils ne seront pas surpris que je pense à lui, puisque c'est le 14 février 1974 que naissait en Vendée un petit poulain que j'ai adoré et qui est devenu un immense
champion. Je vous parle d'Idéal du Gazeau.........
Zezette rend une énième visite au crack dans son paddock (ici, il a 21
ans)
Pour les plus courageux, voici un peu de lecture en prime...........
Idéal du Gazeau ...................balzanes trois, balzanes de
rois
Triple champion du monde aux Etats-Unis, le "riquiqui" Idéal du
Gazeau, dit «P'tit Bonhomme», fut le plus populaire des trotteurs.
C'est Eugène Lefèvre qui découvrit ce poulain aux origines obscures. Agissant pour le compte de cinq commerçants de Saint-Jean-le-Thomas (Manche), associés dans une écurie, il l'obtint pour
15 000 francs. Eugène Lefèvre, Gégène pour les turfistes, entraînait leurs modestes chevaux. C'était sa chance, à Gégène, un gars simple, fraternel, bosseur et doux. Car si petit fût-il,
Idéal démontra une vélocité hors du commun. Les assidus de Vincennes s'entichèrent à leur tour de ce «poney» qui aurait pu, s'il n'avait pas été habillé d'un protège-nuque et de bandages bleus,
être noyé dans les pelotons tant il toisait bas. Dès qu'il s'extirpait du touffu des crinières, les pupilles s'étoilaient et la foule, électrisée par la chair de poule, hurlait son bonheur car
le diablotin noir comme pétrole était pourvu d'un jeu de jambes inimitable. Il remontait ses rivaux à la vitesse de l'éclair et, plein de morgue, s'installait en tête des géants, les enfumant
de ses battues aériennes.
Les plus blasés succombèrent au charme de ce roturier, chic cheval toujours joyeux et
élégant. Cabotin, souple tel un chat, il allait l'œil coquin, après chacune de ses victoires, prendre un bain de foule. Idole rêvée à la bouille craquante. Rien à voir avec un Ourasi méprisant,
une Roquépine diva, un Bellino II stallonisé. Lui, pas bégueule pour un sou, aimait la fête qu'il suscitait, les enfants, les papys, et cela n'avait rien à voir avec les sucreries que cette
catégorie de fans a souvent au fond des poches. En son domaine de Saint-Jean-le-Thomas, il recevait sans façon des bus entiers de Scandinaves ou d'écoliers. Il se prêtait au jeu de la
célébrité, ce qui dégarnissait parfois sa crinière porte-bonheur et prolongeait les séances d'entraînement sur la plage, le Mont-Saint-Michel en toile de fond, photo-souvenir obligée. A l'heure
de ses siestes, ses adeptes rendaient visite au boucher, à la cafetière, au grainetier et aux deux éleveurs de volailles, copropriétaires du chouchou national, plus riches de près de
2 milliards de francs (anciens !).
Vint le moment de penser à sa future carrière d'étalon. Or, après un an de prospection, les
cinq amis s'aperçurent que les grands éleveurs français - lobby d'une vingtaine de personnes - n'avaient pas l'intention de fiancer leurs poulinières à Idéal. Réponses des intéressés : pedigree
nul; trop bas du garrot; aucun espoir de voir ses qualités resurgir dans ses produits. Après avoir été humiliés sur la piste, c'était au tour des nantis de prendre leur revanche sur les
«parvenus» de Saint-Jean. Conscients de cet échec annoncé, les cinq copropriétaires, dont l'amitié s'était sérieusement lézardée, décidèrent - les ingrats ! - de céder Idéal pour 1,5 milliard
de francs (toujours anciens !) à des investisseurs suédois. Drame national: journaux hippiques et gazettes à sensation firent leurs choux gras de cette vente, jugée plus dramatique que celle du
paquebot France. Pétitions cocardières et appels aux dons furent publiés pour que le cheval reste sur notre sol.
Mais P'tit Bonhomme s'exila. Pour lui laisser le temps de s'acclimater, son lad resta un
mois à ses côtés. Marcel Hernault est un gars solide qui passe pour n'avoir jamais versé une larme. Il fera le voyage du retour sans parvenir à stopper ses sanglots.
Les Suédois ont eu du nez. Ils syndiquèrent l'animal en 110 parts (170 000 francs la
part, donnant droit à une saillie gratuite chaque année) et proposèrent 40 saillies supplémentaires sur le marché au prix de 50 000 francs l'une. Idéal du Gazeau fonctionnant en
insémination artificielle et sur le mannequin d'où il pouvait lorgner une vraie jument dans un box, il montra autant de sémillance qu'en piste. Dès les premières années de compétition de sa
production, il obtient le titre envié de meilleur étalon des 2 ans scandinaves.
Idéal est mort aux Pays-Bas, tandis que deux de ses rejetons venaient narguer nos éleveurs dans le prix d'Amérique. Mort en plein orgasme, alors qu'on récoltait son sperme pour le congeler.
Grâce à cette semence, un Allemand compte bien faire fructifier ses 800 000 francs déboursés en faisant naître un nouvel Idéal durant ce IIIe millénaire.
Gazeau...Idéal , lui, certes mais les humains autour de lui pas idéaux eux; car ils font profil bas et tiennent le porte-monnaie haut ... très haut ...
Le talent est l'argent !... c'est sans doute pour ça qu'à une certine époque de l'histoire on payait en talents d'or ...
Bises ds farfadets
françoise
Bises
Bon mardi Zezette
Big bisou
bonne journée bises.
Bonsoir Zezette,
C'est une sacrée histoire que tu nous as relatée. J'en apprends des choses en visitant des blogs amis. J'espère que ta St Valentin s'est bien passée quand même.
En réponse à ton com: Tu as raison, quand on a beaucoup d'icônes sur son bureau, on faisant cette manip", elles sont mises sens dessus dessous. Dans ce cas, il faut marche arrière. A lire ton com, je dirai que tu l'as déjà faite.
Bises et douce nuit.
Il faut que je retourne sur ton blog en tapant son adresse ...
Gros bisous,
Coucou Zezette, merci pour ce superbe article qui je le sais bien te tient tellement à coeur...
Je te souhaite un très bon dimanche.
Gros bisous,
Bon dimanche Zezette
Bisous
Bisous et bon dimanche.
Marie
Bon week-end zezette
Je te souhaite une bonne fête, nous avons toujours un Valentin dans notre coeur, qu'il soit présent ou pas dans notre vie de tous les jours.
Allez je suis partie, dure journée.
Bisous.
Marie
Maintenant je connais aussi son histoire
bisous
bises
françoise